"

Then I think of you in bed,
your tongue half chocolate, half ocean,
of the houses that you swing into,
of the steel wool hair on your head,
of your persistent hands and then
how we gnaw at the barrier because we are two.

How you come and take my blood cup
and link me together and take my brine.
We are bare. We are stripped to the bone
and we swim in tandem and go up and up
the river, the identical river called Mine
and we enter together. No one’s alone.

"

Poi a letto penso a te,
la tua lingua metà cioccolata, metà oceano,
alle case dove entri con disinvoltura,
ai tuoi capelli di lana d’acciaio,
alle tue mani ostinate
e poi come rosicchiamo la barriera perché siamo due.

Come vieni e afferri la coppa di sangue,
mi ricompatti e bevi la mia acqua salata.
Siamo nudi. Ci siamo denudati fino all’osso
e insieme nuotiamo e risaliamo il fiume,
l’identico fiume chiamato Possesso
e vi sprofondiamo insieme. Nessuno è solo.

Anne Sexton, Eighteen Days Without You, December 11th

Anonimo asked:
Scusa, prima mi sono dimenticata di firmirmi. Prova ad ascoltare The director degli Antlers, poi mi dici. Ciao, Mirella :)

Ti ringrazio per il suggerimento, Mirella, ma rimango dello stesso parere :(

Anonimo asked:
Ti piacciono gli Antlers?

Non li seguo e per quello che li conosco direi di no.. non sono propriamente il mio genere!

Egon Schiele, Kauernder Akt mit herabgebeugtem Kopf und überkreuzten Händen (Bending woman with head bowed and crossed hands), 1918
33
Anonimo asked:
est-ce que tu connais bien le français?

hum oui, j’ai une bonne maîtrise de la langue :)

"

Dans mon chagrin, rien n’est en mouvement
J’attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma bouche s’est séparée de ta bouche
Ma bouche s’est séparée du plaisir
Et du sens de l’amour, et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n’avanceront plus, il n’y a plus de route
Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

Il m’est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j’ai crue infinie

Et l’avenir mon seul espoir c’est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d’un monde indifférent
J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

"

[J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres]

Paul  Éluard, Ma morte vivante

Frida Kahlo, Lettere appassionate 
27
Francis Bacon, Portrait of Henrietta Moraes, 1963
14
"When I tear out the face of my own portrait, it is not the aspect of destruction which interests me, but I want to find new meanings and significant connections."
Annegret Soltau,Selbst (Self), 1975
37
"Then there was wind and violent thunder. There was a star riding through clouds one night, and I said to the star, “Consume me.”"
Virginia Woolf, The waves
Anonimo asked:
stai sentendo la musica? se sì, cosa?
"I took a deep breath and listened to the old brag of my heart: I am, I am, I am."
Sylvia Plath, The Bell Jar
Henri Matisse, Blue nude with hair in the wind, 1952
19
"Adieu tristesse
Bonjour tristesse
Tu es inscrite dans les lignes du plafond
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime
Tu n’es pas tout à fait la misère
Car les lèvres le plus pauvres te dénoncent
Par un sourire
Bonjour tristesse
Amour des corps aimables
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps
Tête désappointée
Tristesse beau visage."
Paul Éluard, À peine défigurée, de La Vie immédiate